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L'histoire du téléphone portable GSM

Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 18:29

Les téléphones portables n’ont pourtant pas toujours été aussi populaires, et ceux que nous connaissons aujourd’hui sont le fruit d’une longue évolution, qui prend sa source plusieurs dizaines d’années en arrière.

Quelle est donc l’histoire de ces appareils, que nous sommes si nombreux à utiliser quotidiennement ?

La mobilité, dès lors que l’on parle de téléphonie, est un concept qui est arrivé très progressivement. L’idée première d’un téléphone mobile était de permettre à ses utilisateurs de passer et de recevoir des appels alors qu’ils se trouvaient en dehors de chez eux. Deux principales contraintes compliquent cette opération à l’époque. La première est l’alimentation d’un tel appareil, qui demande beaucoup trop d’énergie pour fonctionner avec de simples piles. La seconde est la mise en place d’une antenne volumineuse, alors indispensable pour espérer se connecter à un réseau sans fil. Ce sont ces deux contraintes qui ont poussé le téléphone à quitter la maison pour s’incruster dans nos voitures. En effet, cela réglait du même coup les problèmes d’alimentation (le téléphone se fournissant en énergie sur la batterie de l’automobile) et de l’antenne (il fallait alors rajouter une antenne supplémentaire au toit de sa voiture).

Les prémices de la téléphonie mobile

C’est ainsi que, dans les années 50, les premiers téléphones mobiles s’intègrent dans les voitures françaises. Celui-ci n’est toutefois pas des plus pratiques, et se base sur un réseau manuel. Concrètement, lorsqu’un utilisateur décroche son téléphone, il occupe l’unique ligne du réseau, et un voyant signale aux autres utilisateurs qu’ils ne peuvent pas utiliser la ligne au même moment. L’utilisateur en ligne donne alors le numéro à contacter à une opératrice, qui établit ainsi la liaison. Une fois que l’utilisateur raccroche, il libère la ligne pour les autres abonnés. Ce système, bien qu’il constitue l’un des premiers concepts de téléphonie mobile, n’a pas rencontré un grand succès, mais a tout de même vécu jusqu’en 1973. À cette époque, on dénombrait près de 500 abonnés à ce service.

Le concept a évolué plus tard, tout en restant cantonné à la voiture. C’est avec le réseau Radiocom 2000, et le téléphone du même nom, que les prémices du téléphone cellulaire font leur apparition. Ce réseau utilise une bande de fréquence plus élevée que ses prédécesseurs et permet à de nombreux utilisateurs de téléphoner simultanément, mais surtout fonctionne sur un principe dit de « cellules ». Concrètement, les fréquences d’utilisation sont attribuées par cellules, une cellule étant une zone géographique définie. Un téléphone utilisant le réseau Radiocom 2000 est donc capable de sortir d’une cellule pour se connecter automatiquement à une nouvelle, le tout sans couper la communication en cours, une révolution pour l’époque. Ce réseau est déployé massivement en France en 1986, et connaît rapidement un certain succès. Très vite, il compte plus de 60 000 abonnés. Un succès qui ne perdure cependant pas, car c’est aussi à cette époque que la concurrence commence à se montrer, notamment avec la création en 1988 de la Société française de Ratiotéléphones, connue aujourd’hui sous le nom de SFR… 

Les téléphones mobiles prennent leur source de nombreuses années en arrière. Si Motorola est connu comme le constructeur du tout premier mobile sous la forme que nous leur connaissons aujourd’hui, l’idée de mobilité dans la téléphonie est née bien avant cette prouesse technique. Ainsi, si on se penche plus près sur ce premier prototype d’il y a près de 35 ans, on se rend compte des très nombreuses avancées technologiques qui ont été effectuées dans la téléphonie mobile en plus de trois décennies.

Bien malin sera celui qui pourra prédire de quoi la mobilité de demain sera faite. Ce secteur n’a certainement pas fini d’évoluer, et les téléphones portables ont fini par prendre une place importante dans notre vie quotidienne. Quelles nouveautés nous réservent les téléphones du futur ? Certainement un haut débit toujours plus haut, toujours plus d’échanges, et peut-être même des surprises que nous ne soupçonnons pas encore…

En résumé:

1955, création d’un service de radiotéléphone de voiture

1973, automatisation du radiotéléphone

1976, ouverture de la radiomessagerie Eurosignal

1981, lancement au CNET du projet numérique Marathon

1981, mise en service du système cellulaire nordique NMT

1982, création du Groupe Spécial Mobile à la CEPT

1986, lancement à Paris du téléphone de voiture Radiocom 2000

1992, ouverture du service Pointel de communications urbaines

1993, ouverture commerciale du service GSM sur le réseau public



 

 

Par Lilian - Publié dans : L'histoire du téléphone portable GSM
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 20:00

Premier réseau commercial en France voit le jour en 1956. Il s'agit d'un réseau manuel, nécessitant l'intervention d'une opératrice. Le téléphone est très dépouillé : un combiné de type U43 repose sur une base, laquelle comprend un interrupteur de mise en service, et deux voyants, un vert, et un rouge. Le réseau fonctionne dans la bande des 150 Mhz sur une fréquence unique. Lorsqu'un abonné "prend la ligne", tous les autres postes voient leur voyant rouge s'allumer : passer un appel leur est alors impossible.

L'abonné ayant pris la ligne demande le N° de son correspondant à l'opératrice, laquelle s'occupe d'appeler le destinataire, et de mettre en relation les deux interlocuteurs. A la fin de l'appel, le raccroché libère le canal radio, et tous les abonnés au service voient le voyant vert s'allumer : il est alors possible de passer un appel.

Le prix, la complexité, la limite de portée réservent ce service à un très petit nombre : lorsque le service manuel est arrêté en 1973, il compte 500 abonnés...

 

L'évolution des réseaux : de la "correspondance publique" au GSM pour remplacer le premier réseau manuel, un second système est développé.

Il utilise la même bande de fréquence, mais les capacités augmentent : il est désormais possible à plusieurs utilisateurs de converser en même temps, grâce à l'adoption d'un système de gestion de plusieurs canaux simultanés. De même, le réseau devient automatique. Les appareils utilisés sont dérivés d'une radio de type professionnelle, le de Thomson CSF. Même si les platines radios sont identiques, on leur associe une carte de gestion à microprocesseur 4 bits, ainsi qu'une série de quartz (2 par fréquence), permettant de changer le canal de transmission.

Le combiné est identique au S63 filaire. Dans les années 80, la France accuse un retard important dans les technologies de téléphonie mobile.

Le seul réseau en place ne permet qu'un nombre limité d'utilisateur, il est uniquement disponible dans les grandes agglomérations, et ne permet en aucun cas une intégration dans un volume portable.

Pour ces raisons, le ministère de la télécommunication décide de lancer le programme Radiocom 2000.

Le réseau "Correspondance Publique" fonctionnera jusqu'à la fin des années 80, c'est à dire jusqu'au déploiement complet du  Radiocom 2000. Les abonnés reçoivent alors une proposition personnalisée de changement de système.

Le Radiocom 2000 lancé en 1986, il s'agit d'un réseau fonctionnant dans la bande des 400 Mhz, utilisant la technologie numérique pour la signalisation (gestion des appels, des connexions). La modulation est cependant standard (analogique pour la voix). Les fréquences sont attribuées dynamiquement en fonction des besoins. Contrairement au réseau précédent, le Radiocom utilise un synthétiseur de fréquence, supprimant ainsi le nombreux quartz tout en augmentant le nombre de canaux utilisables. L'autre grande nouveauté est la notion de téléphone cellulaire : les fréquences sont attribuées au sein d'une "cellule", c'est à dire une zone géographique délimitée par la portée de l'émission radio. Lorsqu'un mobile sort de la zone de couverture radio, il peut "s'inscrire" sur la zone de couverture adjacente. Alors que lors de son lancement la communication était perdue lorsque le mobile sortait de la cellule d'inscription précédente l'appel, l'ajout de la fonction de "hand over" permet de continuer la communication en changeant de zone de couverture. Cette dernière évolution technique a coûté le rapatriement de tous les mobiles pour mettre à jour le logiciel de gestion du mobile. Enfin, ce réseau a pour vocation de couvrir la totalité du territoire français, y compris les zones à faible population.



 

Par Christine - Publié dans : L'histoire du téléphone portable GSM
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 07:13

de 1985 à nos jours

Bon anniversaire:


Aujourd'hui, un mobile sans écran tactile, sans appareil photo numérique, sans lecteur mp3 et sans Internet a peu de chance de susciter le moindre intérêt, il y a quelques années, les choses étaient bien différentes.

Radiocom 2000:


Comment évoquer l'histoire du mobile sans parler du système Radiocom 2000 ? Issu de la recherche française, ce standard lancé en 1986 est le premier de la téléphonie mobile moderne, on parlera d'ailleurs de 1G. Les combinés (mais peut-on parler de combinés ?) sont fabriqués par Matra, Alcatel puis Sagem et sont dotés de batteries rechargeables au Nickel-Cadmium. Ils utilisent la bande des 400 Mhz.

La grande nouveauté est la notion de hand over : les fréquences sont attribuées au sein d'une "cellule", c'est à dire une zone géographique délimitée par la portée de l'émission radio. Lorsqu'un mobile sort de la zone de couverture radio, il peut accrocher sans coupure une autre cellule. D'où le nom de téléphone cellulaire. Mais il faut bien avouer que le système n'était pas au point, les coupures en déplacement étaient fréquentes.

Vu le volume de la bête, ces terminaux sont le plus souvent placés dans les voitures des utilisateurs.

En France, c'est France Télécom qui est le premier à proposer des abonnements pour ce service mais les prix prohibitifs (les appels reçus étaient facturés !) cantonnent Radiocom 2000 aux populations les plus aisées.

Le Dyna-Tac 8000:

C'est le premier vrai mobile non limité aux automobiles et qui n'a pas besoin d'une valise pour être transporté ! Lors de sa sortie, le DynaTAC suscite la curiosité mais aussi l’enthousiasme du public. Ce terminal de 33 cm, d’une autonomie limitée à une heure et pesant près de 800 grammes est un vrai défi technologique pour l’époque !

Bi-Bop:


Le Bi-Bop a été introduit en 1990 par France Télécom, mais il n'utilise pas le réseau GSM en devenir mais un réseau sans fil dédié comme Radiocom 2000 déployé dans les grandes villes françaises. Mais sa force est d'être bien moins cher que son grand frère avec des tarifs "abordables".

Reste que le combiné de Sagem coûtait tout de même 1900 Francs (300 euros environ) et il fallait débourser 0.85F par minute de communication... Par ailleurs, il était impossible de recevoir des appels, seul l'émission était autorisée à condition de se trouver près d'une antenne signalée par deux bandes verte et bleu.

Très vite concurrencé par le GSM, Bi-Bop rassemblera tout de même 46 000 utilisateurs en novembre 1997.



Et le Iphone:

Ni plus ni moins qu'un smartphonne mais alors quel smartphonne :o)

L'iPhone est un
smartphone (téléphone « intelligent ») conçu par Apple. Il intègre donc dans un même terminal de petite taille la téléphonie mobile et les fonctionnalités classiques d'un ordinateur, comme l'accès à Internet mobile, la bureautique, le multimédia et les jeux

L'innovation majeure de l'iPhone est la possibilité de pouvoir interagir avec l'écran à travers une interface tactile qui permet d'utiliser deux doigts simultanément et qui a été reconnue comme très intuitive. Cela se traduit par un taux d'utilisation très important de la fonction navigation (>90 %) à la différence d'autres terminaux mobiles équipés de la fonction navigation.

Cette interface a été également déclinée sur d'autres applications : La possibilité de naviguer par exemple dans sa bibliothèque musicale en faisant défiler les pochettes d'album avec ses doigts sur l'écran tactile : Le CoverFlow. Le visionnement de photos, dont on change la taille ou l'orientation d'un seul geste de deux doigts. On peut aussi par un simple contact sur l'écran envoyer par email une photo à un contact pioché dans le carnet d'adresses intégré.

Cette interface a été implémentée dans la génération d'iPod touch lancée en septembre 2007.

Par Christine - Publié dans : L'histoire du téléphone portable GSM
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